IA pour syndics
Tous les conseils

Article · 12 octobre 2026

Travaux d'un copropriétaire sur les parties communes : autorisation de l'article 25 b et travaux sans autorisation

En bref : un copropriétaire qui veut réaliser à ses frais des travaux touchant les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble doit obtenir l'autorisation de l'assemblée générale à la majorité de l'article 25 b de la loi du 10 juillet 1965. Sans autorisation, le syndicat peut exiger la remise en état, au besoin en justice.

Percement d'un mur porteur, pose d'une climatisation en façade, fermeture d'une loggia, raccordement à une colonne : ces demandes arrivent toute l'année au syndic. Les règles ci-dessous ont été vérifiées le 12 octobre 2026 sur Légifrance et service-public.gouv.fr, puis revérifiées le 2 novembre 2026 (articles 24, 25, 25-1, 25-2, 26, 30 et 42 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, articles 2224 et 2227 du code civil, fiche F31513 de service-public.gouv.fr).

Le vote à l'article 25 b

L'article 25 b soumet à la majorité des voix de tous les copropriétaires l'autorisation donnée à certains copropriétaires d'effectuer, à leurs frais, des travaux affectant les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble, conformes à sa destination. La demande doit être inscrite à l'ordre du jour avec un descriptif suffisant pour que l'assemblée se prononce en connaissance de cause.

Si le projet n'obtient pas cette majorité mais recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, l'article 25-1 permet un second vote immédiat à la majorité de l'article 24.

Le régime particulier de l'accessibilité

L'article 25-2, issu de l'ordonnance du 30 octobre 2019, prévoit un mécanisme distinct pour les travaux d'accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite réalisés aux frais d'un copropriétaire et affectant les parties communes ou l'aspect extérieur. Le copropriétaire notifie sa demande au syndic, qui l'inscrit à l'ordre du jour de la prochaine assemblée avec un descriptif détaillé des travaux. L'assemblée ne peut s'y opposer qu'à la majorité des voix des copropriétaires, par une décision motivée fondée sur l'atteinte à la structure de l'immeuble ou à ses éléments d'équipement essentiels, ou sur la non-conformité à sa destination.

Jusqu'à la réception des travaux, le copropriétaire exerce les pouvoirs du maître d'ouvrage. Il en assume donc les obligations, notamment vis-à-vis des entreprises et des assurances.

Tableau de correspondance : type de travaux, majorité, texte

La majorité dépend de ce que les travaux font aux parties communes. Ce tableau reprend les cas rencontrés le plus souvent dans un cabinet de syndic, d'après le texte consolidé de la loi du 10 juillet 1965 consulté le 2 novembre 2026 et la fiche F31513 de service-public.gouv.fr.

Le refus de l'assemblée

En cas de refus, l'article 30 de la loi permet au copropriétaire de saisir le tribunal judiciaire, qui peut l'autoriser à réaliser des travaux d'amélioration. Le copropriétaire peut aussi contester la décision dans le délai de deux mois suivant la notification du procès-verbal prévu à l'article 42.

Les travaux réalisés sans autorisation

Service-public.gouv.fr rappelle que des travaux réalisés sans l'autorisation requise sont irréguliers et que le syndicat peut exiger la remise en état, au besoin par une action en justice. L'article 42 renvoie, pour les actions personnelles, à la prescription de l'article 2224 du code civil, soit cinq ans à compter du jour où les faits ont été connus ou auraient dû l'être.

Lorsque les travaux aboutissent à l'appropriation d'une partie commune, la jurisprudence retient une action réelle, soumise à un délai plus long. Le point de départ et la qualification de l'action méritent un avis juridique avant toute mise en demeure.

Pour les travaux modifiant l'aspect extérieur, service-public.gouv.fr précise que le syndicat peut exiger l'arrêt des travaux et la démolition, y compris en justice.

Les délais à connaître, chiffrés et sourcés

Quatre délais structurent ces dossiers. Ils ont été vérifiés le 2 novembre 2026 sur le texte consolidé de la loi du 10 juillet 1965 et du code civil publié par Légifrance.

Le travail du syndic dans ces dossiers

Le syndic reçoit la demande, vérifie le règlement de copropriété, réunit les pièces, rédige la résolution, puis suit l'exécution des conditions votées. Pour des travaux constatés sans autorisation, il documente les faits, date leur découverte et prépare la mise en demeure ou la résolution d'assemblée qui autorisera l'action.

Le temps passé tient surtout aux échanges incomplets et aux dossiers techniques à relancer avant chaque convocation.

Ce qu'un agent IA prépare

Un agent IA sur mesure reçoit la demande du copropriétaire, liste les pièces manquantes, rapproche le projet des clauses du règlement de copropriété, propose un projet de résolution à l'article 25 b avec ses conditions, et tient un registre des autorisations votées et des travaux signalés sans autorisation avec leur date de découverte.

Il prépare, le gestionnaire vérifie et le syndic décide. Le diagnostic gratuit de DIAA, en cinq minutes en ligne, aide à mesurer le temps récupérable sur la préparation des assemblées de votre cabinet.

Questions fréquentes

Quelle majorité pour autoriser des travaux privatifs sur les parties communes ?

La majorité de l'article 25 b de la loi du 10 juillet 1965, avec possibilité d'un second vote à l'article 24 si le projet recueille au moins le tiers des voix.

Le copropriétaire a-t-il un recours en cas de refus ?

Oui. Il peut contester la décision dans les deux mois de la notification du procès-verbal et, pour des travaux d'amélioration, saisir le tribunal judiciaire sur le fondement de l'article 30.

Que risque un copropriétaire qui fait des travaux sans autorisation ?

Le syndicat peut exiger la remise en état, au besoin en justice, selon service-public.gouv.fr.

Dans quel délai le syndicat doit-il agir ?

Pour une action personnelle, cinq ans à compter de la connaissance des faits, par renvoi de l'article 42 à l'article 2224 du code civil. Une appropriation de partie commune relève d'une action réelle, prescrite par trente ans selon l'article 2227 du code civil.

Le syndic ou le conseil syndical peut-il donner l'autorisation à la place de l'assemblée ?

Non. Service-public.gouv.fr rappelle que ni le conseil syndical ni le syndic ne peuvent accorder cette autorisation : seule l'assemblée générale statue, à la majorité requise. Un accord écrit du syndic ne protège donc pas le copropriétaire contre une action en remise en état.

Les travaux sont anciens et personne n'a rien dit : sont-ils acquis ?

Pas forcément. Le silence des copropriétaires ne vaut pas autorisation. Le délai de cinq ans de l'article 2224 court à partir du jour où le syndicat a connu ou aurait dû connaître les travaux, et une appropriation de partie commune relève du délai de trente ans de l'article 2227. Le copropriétaire peut aussi demander à l'assemblée de régulariser les travaux par un vote inscrit à l'ordre du jour : la majorité applicable se vérifie au cas par cas avant la convocation.

Et concrètement, pour votre cabinet ?

Notre agent de diagnostic identifie vos 3 gisements IA prioritaires en 5 minutes, gratuitement et sans rendez-vous.

Faire le diagnostic gratuit

À lire ensuite